COVID-19 : Le 93 s’engage sur la création de pistes cyclables temporaires

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La bicyclette est la bien aimée des grandes crises. Dès le mois de mai, le Département de la Seine-Saint-Denis va mettre en chantier un réseau structurant de pistes cyclables temporaires pour répondre au besoin de déplacements alternatifs et sécuritaires de la population.

La Seine-Saint-Denis a déjà déployé trois plans, représentant près de 200 millions d’euros d’investissement jusqu’en 2024, devant permettre de rendre toutes les voies départementales cyclables d’ici 2024. Un objectif de 350 kilomètres de voies adaptées, dont 151 kilomètres le sont déjà, et qui se poursuit avec 100 projets en cours d’étude ou de travaux. Toutefois, la crise sanitaire et sa délicate période de déconfinement incitent à agir plus et plus vite. Rebondissant sur le plan du gouvernement en faveur dévoilé ce 30 avril, le 93 va donc proposer des aménagements temporaires en lien avec les villes et les territoires sur des axes structurants, permettant une pratique massive mais surtout sécurisée du vélo.

L’adaptation de 60 kilomètres de pistes unidirectionnelles est ainsi envisagée, à l’aide demarquages au sol et de balises, sur le modèle berlinois. Cela pourra notamment concerner les ex routes nationales à 2×2 voies comme la RN186 (entre Saint-Denis et le pont de Bondy), la RN1, la RN2, la RN3, RN370 dans le nord-est du département ou encore la RN34 dans l’est.L’idée est de de proposer une continuité avec ce que les territoires voisins projettent de faire afin de sécuriser davantage ces déplacements.

Avec un coût estimé à 1 million d’euros minimum, le Département de la Seine-Saint-Denis, veut néanmoins pouvoir compter sur l’aide financière de l’État et de la Région tant sur la mise en œuvre que sur le financement de ces actions. Le ministère des Transports a déjà annoncé un soutien technique aux collectivités locales et la dispense d’autorisations préalables, « notamment des Architectes des bâtiments de France »« Le fonds de dotation de soutien à l’investissement local (DSIL) est mobilisé par les préfets pour cofinancer des pistes cyclables temporaires au cas par cas avec les collectivités territoriales qui ne disposeraient pas de ressources suffisantes », précise le ministère.