En 1973, le bois de Boulogne était déjà au bord de l’asphyxie

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VINTAGE FRIDAY. Transformé en un véritable autodrome avec de grandes avenues et l’arrivée du tout nouveau périphérique, le bois de Boulogne est déjà en cette année 1973 au bord d’une totale asphyxie. Le week-end n’est guère mieux les jours de semaine, les promeneurs se rendant dans le bois en voiture, le transformant en un immense parking. Les hommes politiques ont bien pris conscience du problème mais dans les années 70 la priorité est à la mobilité et donc à l’automobile.

C’est à Napoléon III que l’on doit l’ amènagement du futur Bois de Boulogne qui jusqu’à la veille de la révolution était un massif entouré de murailles. Sous le second empire le bois va se transformer avec des grandes allées ont été percées, deux lacs et des rivières qui ont été creusés et enfin la construction des deux hippodromes de Paris-Longchamps et celui d’Auteuil. Alors que les promeneurs nous expliquent qu’ils viennent au bois pour se détendre, s’oxygéner et retrouver le silence la pollution et le bruit des véhicules à moteur prédominent.

Nous retrouvons dans ce reportage « La France défigurée » d’Avril 1973, M. Robert GILLES, Directeur circulation Préfecture police qui explique toute la problématique de la circulation dans le bois. Robert DUSSART, Ingénieur en Chef des Ponts et Chaussées,  imagine qu’un périphérique autour du bois pourrait être la solution pour protéger l’intérieur du bois. Quand à Jacques RULLIER, Directeur affaires domaniales de la Préfecture de Paris, son inquiétude se porte sur la régénération du bois et il propose un dégagement de la circulation automobile.

Images d’archive INA Institut National de l’Audiovisuel

La France défigurée Avril 1973

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