Le Village des athlètes refroidi à la géothermie

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Réseau de chauffage urbain Engie Solutions
Crédit : Engie Solutions
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En utilisant la géothermie superficielle, les opérateurs de chauffage urbain en Seine–Saint-Denis comptent profiter des JO 2024 pour étendre leur réseau et rafraîchir le futur quartier olympique.

D’ici la fin de l’année de l’année 2020, ce ne sont pas moins de onze puits qui vont être forés au sein du futur Village des athlètes des Jeux olympiques 2024. Objectif : utiliser la géothermie superficielle (à une profondeur d’une centaine de mètres) afin d’alimenter le Village en énergie locale et renouvelable (ENR).

Avec les déchets et la biomasse, la géothermie est l’une des principales ressources d’ENR en Île-de-France, alimentant aujourd’hui près de 300 000 habitants. Avec ces forages, le Syndicat Mixte des Réseaux d’Énergie Calorifique (SMIREC), géré par Plaine Commune Énergie et filiale à 100 % d’ENGIE Solutions, souhaite donc étendre et mailler son réseau de chaleur existant en profitant des intentions environnementales de la SOLIDEO, l’aménageur des sites olympiques, pour raccorder plus de 650 000 m2 de bâtiments. Cela comprend, outre le Village des athlètes, la future ZAC Pleyel et la tour Pleyel réhabilitée en hôtel.

Étant donné les fortes chaleurs que l’on peut prévoir pour août 2024, ce réseau sera aussi un réseau de froid grâce à l’installation de thermo-frigo-pompes associée à la géothermie superficielle. Ainsi, ce n’est pas uniquement le confort des athlètes qui est visé, mais aussi celui des futurs habitants et usagers du quartier en phase post-JO. Face aux pics de chaleur que la zone dense du Grand Paris connaît déjà, rafraîchir les logements, les bureaux, les locaux d’activité et les équipements est un enjeu énergétique fondamental si l’on veut éviter la multiplication des systèmes de climatisation individuels.

Conçue pour répondre aux besoins premiers et denses de la période Paris 2024, l’installation de la SMIREC sera donc dimensionnée pour la phase « héritage », avec une projection jusqu’en 2050. Cet « effort géothermique » assurera 68 % des besoins en ENR, l’énergie complémentaire provenant du réseau de chaleur de Plaine Commune Énergie, elle-même issue de celui de la Compagnie Parisienne de Chauffage Urbain (CPCU).