Londres 1952, la « grande fumée » qui tue

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VINTAGE FRIDAY. Malgré une opinion fort répandue la pollution de l’air n’est pas un problème récent dû uniquement à l’augmentation de la circulation automobile et aux moteurs diesel. Si pendant des millénaires ces odeurs étaient générées par la contamination des ruisseaux et nappes phréatiques par les déchets domestiques et une absence d’évacuation des eaux usées elles n’en étaient pas moins responsables de salmonelloses, hépatites et autres épidémies, faisant des milliers de morts.

La mutation industrielle du XIXe siècle et une urbanisation exponentielle au XXe siècle avec des industries au cœur de la ville, le chauffage au bois et au charbon ainsi que les automobiles de plus en plus nombreuses a remplacé la pollution des odeurs par celle des fumées et particules fines. Les grandes métropoles sont les premières touchées par cette polltion.

Parmi ces villes, Londres – qui était encore au début des années 2000 la capitale la plus polluée d’Europe – a connu un événement climatique terrible durant l’hiver 1952. Le 5 décembre 1952, un épais brouillard tombe sur la ville durant une période de grand froid où les poêles à charbons tournent au maximum. Le Smog (contraction de Smoke et Fog) ne se dissipe que quatre jours plus tard. Il aura déjà réduit l’espérance de vie des habitants du grand Londres de 3 ans (étude publiée par les autorités londoniennes en juin 2010) et laissé derrière lui 4 267 morts. Chiffre en réalité bien plus élevé puisque des recherches plus récentes donnent une estimation de 12 000 morts. « L’enfer est une cité qui ressemble beaucoup à Londres, une cité populeuse et enfumée ” écrivait Percy Shelley.

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