Metropolis va recycler les bornes Autolib’

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En juillet 2019, la Métropole du Grand Paris (MGP) avait lancé un appel à initiatives privées portant sur la valorisation et le réemploi des bornes Autolib’. Le service d’auto-partage de véhicules électriques de la Ville de Paris avait en effet cessé son activité en juillet 2018. Sur ses 6 200 bornes déployées à Paris et dans quelques villes environnantes, seules 1 000 avaient pu reprendre du service.

Le 15 mai, la MGP a retenu l’offre de Metropolis, un groupement industriel formé par les entreprises Spie (installateur spécialisé dans l’énergie et les communications), e-totem (fabricant de bornes électriques) et SIIT (société d’investissement) qui devra mettre en service 3 084 points de charge : 2 582 sur les emplacements Autolib’ et 502 sur de nouveaux emplacements.

Trois types de bornes avec des puissances de charge différenciées seront proposés :
– Metropolis Proximité : 3 à 7 kW,
– Metropolis Citadine : 7 à 22 kW,
– Metropolis Express : 50 à 150 kW.

Au total, 130 communes seront concernées par le dispositif. Elles recevront une redevance de 5 000 € par place de stationnement (pour un total de 15 M€ à l’échelle de la MGP) ainsi que 50% des résultats nets. Une manne financière pour elles à l’heure où leurs dotations d’État fondent. Certes, mais cette redevance a un coût que Metropolis fera reporter sur l’utilisateur avec une tarification assez élevée de son service. Elle évoluera de 0,36 à 0,72 € le kWh selon la puissance de charge. Ce à quoi, il faudra ajouter un forfait de stationnement post-charge allant de 1 à 3 € le quart d’heure.

Metropolis prévoit des temps de travaux différents selon ses bornes : 1 jour par station Metropolis Proximité ; 3 jours par station Metropolis Citadine ; 30 jours par station Metropolis Express.
Après l’ouverture d’une station pilote au mois de juin, le déploiement des bornes commencera à l’été 2020 pour se terminer à l’été 2022.