Nouvelle étape pour le canal Seine-Nord

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Le 27 juin, la Commission européenne a reconnu, par un acte d’exécution, la vocation européenne du canal Seine-Nord. La ministre des Transports, Élisabeth Borne, a salué « l’étape très importante franchie dans la concrétisation de ce projet ».

Dans un communiqué, le ministère des Transports rappelle : « L’Europe est engagée en faveur de la réalisation de la liaison Seine-Escaut, qu’elle finance dans le cadre du Mécanisme pour l’interconnexion en Europe 2014-2020 à hauteur de 50 % du montant des études et de 40 % du montant des travaux. Sur la période 2021-2027, la liaison Seine-Escaut pourrait être éligible à un taux maximal de 50 % du montant des travaux. » Et souligne : « Par cette décision d’exécution, la France, les régions flamande et wallonne de Belgique et la Commission européenne confirment leur engagement commun dans le projet et s’accordent sur l’avancement des travaux de la liaison européenne, dont le suivi et la coordination sont assurés par une commission intergouvernementale associant la Commission européenne. »

Véritable serpent de mer, le projet du canal Seine-Nord fut déclaré d’utilité publique en 2008. En 2013, un rapport établi par le député Rémi Pauvros permettait de le reconfigurer. La même année, la Commission européenne l’avait donc inscrit parmi les neuf projets de réseaux trans-européens auxquels elle consacrerait 26 milliards d’euros dans le budget européen 2014-2020. Son chantier devait être lancé en 2017 pour une mise en service en 2023. Il est dorénavant prévu pour 2030.

Le canal couvre 1 100 km de voies navigables en France et en Belgique, qu’il s’agit de construire ou d’élargir pour permettre le passage de convois fluviaux modernes de 4 400 tonnes. Il comprend la Seine, de Nogent-sur-Seine (Aube) à Paris et au Havre (Seine-Maritime), un tronçon de l’Oise prolongée, l’axe Dunkerque-Valenciennes (Nord) et les liaisons avec le réseau fluvial belge via la Lys et l’Escaut. Sur les 735 km concernés en France, le gros morceau est le futur canal Seine-Nord Europe, long de 107 km entre Compiègne (Oise) et Aubencheul-au-Bac (Nord). Évalué à près de 5 milliards d’euros, il doit faciliter le transport de marchandises entre les pays du Benelux et la région parisienne, et décharger ainsi l’autoroute A1.

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