1966 : La région parisienne est un vaste chantier

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VINTAGE FRIDAY. À Paris et en banlieue, en cette fin d’année 1966, on démolit, on creuse et on bâtit le futur grand Paris qui se doit d’être plus beau, mais surtout plus vaste et plus humain. C’est la première fois, depuis les grands chantiers du baron Haussmann qu’on remue autant de terre à Paris.
De Grenelle à Plaisance, de Belleville à La Défense, de vastes programmes de restructuration sont en cours, remplaçant les taudis et les quartiers condamnés par des immeubles modernes et « harmonieux » comme se plait à le dire le commentateur. Des terrains se libèrent autours de Paris, comme ceux abandonnés par l’armée, permettant la construction de nouveaux quartiers/
Le futur RER se construit, on immerge des caissons dans la Seine et les tunnels avancent rapidement sous terre.
Alors que le nombre de logements sociaux construits en région parisienne est en nette augmentation, des crèches, des écoles, de nouvelles structures hospitalières, des installations sportives, mais aussi des lycées s’ouvrent dans chaque commune de la région parisienne.
Afin de traiter les eaux usées d’une métropole grandissante, la station d’épuration d’Achères qui vient d’être construite est inaugurée par le Conseil général de la Seine. C’est une des plus modernes et des plus grandes usines d’épuration du monde.

Le Paris de 1966, c’est aussi celui de la blancheur, de la capitale, mais aussi de sa banlieue. Ainsi 4500 immeubles ont été ravalés. A ceci s’ajoutent 2 kms de voies sur berges qui ont été ouverts à la circulation, le pont d’Auteuil, la passerelle de Grenelle, les ponts d’Epinay, de Chatou, l’échangeur du Petit Clamart, le parking Haussmann, le passage souterrain du Cours-la-Reine et 7 kms de boulevard périphérique du Pré-Saint-Gervais à la Villette, l’échangeur de la Chapelle et le tronçon d’autoroute du nord de la Porte de Clignancourt au Bourget ont été construits, employant plus de 5000 ouvriers, représentant 1 350 000 journées de travail.
Enfin ce sera aussi l’année des travaux de modernisation du réseau ferroviaire : gare d’Austerlitz, nouveau centre d’aiguillage de la gare Saint-Lazare et l’électrification de la ligne Paris-Mantes.
La conclusion revient à Maurice DOUBLET, préfet de Paris : « il faut que Paris puisse être à l’heure du 20ème siècle et joue son rôle dans un cadre européen élargi… »

Reportage Journal de Paris du 30 décembre 1966 une production ORTF, un film INA