7 chiffres-clés sur l’Île-de-France

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Carte Cassini Ile de France 1740
Carte Cassini de l'Île-de-France (1740).
Ils partent avec nous
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LISTICLE. En partenariat avec l’Insee et la CCI Paris Île-de-France, l’Institut Paris Région vient de publier sa brochure annuelle des chiffres-clés de la région Île-de-France. Où l’on peut se rendre compte du poids de cette « région-mammouth ».

L’Île-de-France, c’est 18,3 % de la population française

En matière de démographie, les chiffres de cette édition 2021 sont ceux de 2018 ; ils disent que l’Île-de-France compte 12 213 447 habitants. C’est à peu près 40 000 de plus qu’en 2017 (d’après les chiffres clés 2020). Pour autant, l’augmentation n’est pas due aux plus grandes villes de la région puisque 21 % des Franciliens vivent dans les 5 villes de plus de 100 000 habitants (Paris, Boulogne-Billancourt, Saint-Denis, Argenteuil et Montreuil) alors qu’ils étaient 22 % un an plus tôt.

Le taux de fécondité, lui, a baissé : 1,93 contre 1,96 en 2020. Et la pyramide des âges révèle une population globalement plus jeune que la population nationale.

L’Île-de-France, c’est 23,2 % de l’emploi salarié français

En termes d’emploi, les CSP+ demeurent sur-représentés : 32,4 % de la population active. C’est deux fois plus qu’en province (15,3 %). Leur conquête apparaît même comme inexorable puisque leur taux était de 30,5 % en 2020 et 29,9 % en 2019. Confirmée aussi, le déclin de la population ouvrière : 12,5 % contre 14,3 % en 2020 et 14,7 % en 2019.

Des chiffres qui vont de pair avec le niveau de diplôme de la population active : 71,1 % des Franciliens ont au moins le baccalauréat et 40,2 % ont un diplôme de 2eou 3ecycle universitaire (contre 22,2 % pour la moyenne nationale). Un chiffre lui aussi en augmentation (37,8 % en 2020 et 35,9 % en 2019).

L’Île-de-France, c’est 4 euros de plus en salaire horaire que la moyenne nationale

On gagne mieux sa vie en Île-de-France. Le revenu disponible francilien est 9,8 % supérieur à celui observé en France métropolitaine. Le revenu disponible brut par habitant est ainsi de 24 600 euros, contre 20 080 euros en province. Très active, la population francilienne possède 63,2 % de ménage fiscaux imposés contre 51,7 % pour la France. La part des pensions, rentes et retraites y est aussi moindre : 20,9 % contre 28,3 % à l’échelle nationale.

L’Île-de-France, c’est 31,3 % du PIB national

La forte présence de CSP+ s’explique par la structure de l’économie francilienne, essentiellement servicielle et tertiarisée. Ainsi, 87,3 % de la valeur ajoutée francilienne est réalisée par le secteur tertiaire. Poids lourd, le tertiaire marchand : 71,9 % (contre 56,9 % au niveau national). En découlent d’importantes exportations. L’Île-de-France est de très loin la première région exportatrice, même si les échanges de biens ont terriblement baissé en 2020 pour cause de crise sanitaire : 84,9 milliards d’euros (-18,5 %).

En termes économiques, avec un PIB qui représente 31,3 % du PIB français, l’Île-de-France est un tel poids lourd (726 milliards d’euros en valeur) qu’elle ne se compare plus aux autres régions françaises, mais plutôt aux grandes régions ou métropoles mondiales. Dès lors, ce sont les investissements étrangers qui deviennent éclairants. En 2020, 336 entreprises internationales se sont implantées en Île-de-France. C’est moins qu’en 2019 (415), mais du fait de la crise le résultat est quand même probant.

L’Île-de-France, c’est 40,6 % des effectifs nationaux de la R&D

Avec 716 751 étudiants, l’Île-de-France concentre un quart de leurs effectifs. Ce fort potentiel universitaire explique la puissance du secteur de la recherche en Île-de-France. Les chiffres sont astronomiques : 39,9 % des dépenses de recherche et développement privés se concentrent en Île-de-France, qui recense 40,6 % des effectifs nationaux et 23,4 % des effectifs universitaires français (dont 10,9 % à Paris). Un chiffre interroge toutefois : l’effectif total de la R&D francilienne. Il serait de 111 820 dans l’édition 2021 contre 165 547 dans celle de 2020, soit une baisse de près de -30 % !

L’Île-de-France, c’est 30 % des nuitées françaises

En France, une chambre d’hôtel sur quatre se trouve en région francilienne (soit 158 661 chambres). La région a comptabilisé 71,8 millions de nuitées en 2018 pour une consommation touristique qui s’élève à 21,8 milliards d’euros. Principaux clients : les Français (7,5 milliards d’euros), les Américains (2 milliards) et les Chinois (1 milliard). Principales destinations en 2019 : Disneyland (15 millions de visiteurs), le Sacré-Cœur (11 millions) et le Musée du Louvre (9,6 millions).

Le tourisme d’affaires est un autre secteur clé de la région. Avec 434 salons en 2019, ce sont 5,7 milliards d’euros de retombées économiques qui ont été générées ; en baisse de – 500 millions par rapport à l’année 2018, mais qui avait été exceptionnelle.

L’Île-de-France, c’est aussi 9 % des émissions nationales de GES

Ce qui cloche en Île-de-France, c’est l’environnement. À tel point que, d’une année sur l’autre, cette fameuse brochure des chiffres clés peine à identifier les mêmes données. Celle de 2021 nous annonce tout de même « le déclin de 45 % des effectifs d’oiseaux spécialistes des milieux agricoles et de 41 % des oiseaux communs spécialistes des milieux bâtis entre 2004 et 2017 ». Elle nous annonce aussi que 8 % des cours d’eau franciliens présentent un bon état écologique alors que l’objectif fixé pour 2027 sur l’ensemble du bassin de la Seine est de 53 %.

Autre point noir : les émissions de gaz à effet de serre. En 2018, elles étaient comptabilisées à 41,2 MT éq CO2, contre 41 059 en 2015. Non seulement elles ne baissent pas, mais elles ont tendance à augmenter. Elles ont baissé en France de -4 % entre 2017 et 2018.