Années 50 : Paris est malade

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VINTAGE FRIDAY. Paris est malade et bien malade, en fait tout le monde est d’accord pour dire que plus rien ne va dans la capitale. C’est l’époque du poinçonneur des lilas et alors que Paris et la RATP présentent un nouveau métro, en surface la ville étouffe. Les rues trop étroites ne laissent pas plus entrer l’air que le soleil. Voilà pourquoi le cœur de Paris est bien malade, rongé par une pollution qui tue les hommes et détruit les façades des immeubles, qui pour la plupart sont insalubres. Alors, pour qu’on puisse à nouveau dire que Paris est la plus belle ville du monde, il y a beaucoup à entreprendre et il va falloir agir vite. En banlieue ce n’est guère mieux, avec des zones immenses de terrains vides et de petites maisons sans confort, ainsi que de trop nombreuses usines au milieu de la ville qui crachent la suie sur la tête des passants et des enfants. Mais avant de transformer la ville, il est essentiel d’étudier le sous-sol parisien et son mille-feuilles de couches de marnes, ses égouts, son métro, l’air comprimé et le chauffage urbain.

Car Paris se prête aux constructions souterraines et, dans les années1950, l’avenir de la capitale semble se dessiner sous la forme d’une multitude de tunnels dans lesquels circuleront les voitures, pour atteindre plus rapidement le centre-ville ou la traverser sans l’encombrer.

Ce reportage de l’émission « l’art et les hommes » est l’occasion de réviser l’histoire de la Paris qui d’une simple île s’étendra tout d’abord vers le sud à l’époque romaine, puis du Louvre vers l’ouest à l’époque des rois de France, d’Henri IV à la Révolution française.

Quand l’époque moderne arrive, Napoléon III doit faire face à de gros problèmes de circulation et Haussmann propose de créer de grandes liaisons, doublant certaines voies existantes comme le boulevard Saint-Michel construit parallèlement au boulevard Saint Jacques, ainsi que de grandes liaisons afin de connecter les gares entres elles et enfin, à l’Est de la capitale, de régler les problèmes d’insécurité.

Pour répondre à un bilan bien triste en cette fin des années 50 le journaliste est allé à la rencontre de l’architecte Le Corbusier qui propose de remettre Paris « en ordre », de détruire puis reconstruire. Encore faut-il que les Parisiens s’intéressent à leur ville. Il est urgent de définir des projets et de dessiner un plan pour sauver une ville en danger.

Un reportage de l’émission « L’art et les hommes » du 28 mars 1956 – RTF – un film INA

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