Agenda du Grand Paris

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Soutenir – Exposition au Pavillon de l’Arsenal @ Pavillon de l'Arsenal
Avr 6 @ 11:00 – Août 28 @ 19:00
Soutenir - Exposition au Pavillon de l'Arsenal @ Pavillon de l'Arsenal

Soutenir
Ville, architecture et soin

Du 6 avril au 28 août 2022
au Pavillon de l’Arsenal

Début 2020, l’épidémie de Covid fige soudainement l’humanité et vide les villes. En Île-de-France, plus d’un million de personnes choisissent de quitter la métropole pour se protéger. Conséquence immédiate de la crise sanitaire, l’exode urbain rappelle les liens fragiles entre ville et santé, entre architecture et prophylaxie, entre cité et hospitalité. Il ouvre ainsi aussi un champ de questionnement pour la ville de demain : accès aux lieux de soin et place de la médecine ; évolution des établissements de santé et prise en charge de toutes les pathologies ; vieillissement de la population et accessibilité des équipements ou logements ; mortalité urbaine et place des sépultures ; impacts sanitaires de nos métabolismes métropolitains et transformation des territoires…
Commissaires scientifiques
SCAU, collectif d’architectes
Cynthia Fleury, philosophe et psychanalyste
Exposition produite par le Pavillon de l’Arsenal
Entrée libre du 6 avril au 28 aout 2022
En savoir plus 
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Exposition Coup de Vieux – Pavillon de l’Arsenal @ Pavillon de l'Arsenal
Avr 27 @ 11:00 – Mai 29 @ 19:00
Exposition Coup de Vieux - Pavillon de l'Arsenal @ Pavillon de l'Arsenal

Coup de Vieux…

…et si l’habitat sénior participatif anticipait le logement de demain ?

Exposition présentée jusqu’au 29 mai 2022

Sous la direction des architectes Christelle Gautreau et Stéphanie MorioBond Society
dans le cadre de l’accélérateur de projets innovants FAIRE*.

Alors que le vieillissement de la population française s’accélère et que le fonctionnement des établissements dédiés à l’hébergement des personnes âgées est au banc des accusés, l’exposition «Coup de Vieux» invite à découvrir de nouveaux types d’habitat conçus par et pour des séniors. Imaginés avec leurs futurs habitants, ces projets inventent d’autres façons d’envisager, de financer, de programmer et de construire des logements adaptés aux attentes de populations en quête d’autres lieux et d’autres modes de vie pour rester à domicile. Leurs volontés conjuguent les principes d’entraide et de solidarité avec des ambitions constructives écologiques fortes et des espaces renouvelés.

Analysées par les architectes de l’agence Bond Society, grâce aux témoignages de celles et ceux qui les ont initiées, portées, fait bâtir, voire les ont réalisées et y vivent, ces opérations révèlent de nouvelles pratiques et sont sources d’inspiration et de projection. Elles donnent matière à envisager différemment des architectures et des gouvernances capables d’accueillir le grand âge. Parfois intergénérationnelles, ces opérations anticipent aussi les attentes des résidents quant à la conception des immeubles collectifs, tant dans leurs formes que dans leurs usages. Et si l’habitat participatif sénior donnait un coup de vieux à nos programmes de logements contemporains ?

Construits dans les métropoles de Bordeaux-Bègles, Lyon, Montpellier, Lille, ainsi que les secteurs plus ruraux des régions du Centre-Val de Loire, de la Drôme ou du Finistère, la dizaine de projets étudiés réussit la synthèse d’aspirations a priori contradictoires : proches du centre et de ses commodités tout en étant protégés des nuisances, collectifs mais individuels, vertueux mais économes, intimes mais communautaires… La diversité des situations géographiques, tout comme l’ampleur des programmes et des moyens mis en œuvre se traduisent dans la pluralité des structures et la façon de constituer ces communautés d’habitants, de concepteurs et de constructeurs. L’aventure commence généralement sous la forme de groupes constitués par le biais des réseaux sociaux, de liens associatifs ou d’initiatives locales. Puis les porteurs de projets se structurent en coopérative, association, société civile immobilière d’attribution ou une autre entité juridique qui leur permet d’acquérir et de faire bâtir. Enfin, ils organisent la communauté par des chartes et principes de sociocratie, afin de donner vie à leur vision de société.

Si la diversité des montages conditionne le type de propriété et les façons plurielles de l’habiter, elle se traduit toujours dans des architectures vertueuses. Qu’il s’agisse d’une construction neuve, d’une réhabilitation, voire d’une autoconstruction, elles ont en commun l’ambition d’une complémentarité entre des surfaces de logements optimisées, souvent de type deux pièces, et des espaces collectifs généreux pour partager. Ainsi, ces opérations offrent dans leur majorité d’une part des appartements d’environ 50 m2, aux couloirs et pièces d’eau bienveillants, bénéficiant d’une double orientation et d’espaces extérieurs et, d’autre part, des services communs : buanderie, atelier, jardin partagé, parfois même une piscine ou une salle pouvant recevoir du public. Phénomène remarquable, cette nouvelle répartition programmatique s’accompagne toujours, malgré des contraintes financières, d’attendus écologiques et énergétiques. Plusieurs systèmes d’innovation programmatique et technique y sont mis en œuvre, comme la construction bois et paille, l’isolant en ouate de cellulose et chanvre, etc.

Quelques jours après l’ouverture de l’exposition « Soutenir. Ville, architecture et soin », le Pavillon de l’Arsenal poursuit son exploration des enjeux de société sous le prisme du care. L’étude « Coup de Vieux » s’inscrit dans cette programmation valorisant et analysant des modèles qui mettent le soin au cœur de leur architecture, afin d’en comprendre les modèles techniques, administratifs, organisationnels, architecturaux. L’objectif est d’appréhender la substance de ces modèles et de permettre à toutes et tous de se les approprier pour les décliner demain.

Le Pavillon de l’Arsenal et les commissaires remercient les habitantes et habitants des 10 habitats séniors participatifs :
boboyaka la castagne
chamarel-les-barges
jardins montmartel
la draye
mascobado
mas coop
oasis des babayagas
tépatouseul
ti kellid
toitmoinous

Informations

Exposition créée par le Pavillon de l’Arsenal
Entrée libre du 27 avril au 29 mai 2022

Sous la direction des architectes Christelle Gautreau et Stéphanie MorioBond Society
dans le cadre de l’accélérateur de projets innovants FAIRE*

* FAIRE accélérateur de projets architecturaux et urbains innovants lancé par le Pavillon de l’Arsenal avec la Ville de Paris et le soutien de la Caisse des dépôts, MINI et EDF

Mai
12
jeu
Discussion « Nature morte » – Pavillon de l’Arsenal @ Pavillon de l'Arsenal
Mai 12 @ 19:00 – 21:00
Discussion "Nature morte" - Pavillon de l'Arsenal @ Pavillon de l'Arsenal

Richard Venlet et OFFICE Kersten Geers David Van Severen

Discussion « Nature morte »

jeudi 12 mai 2022 à 19h

« Un crématorium est un équipement public important qui est cependant empreint d’une forte tension prédisposant l’expression architecturale, laquelle est prise en tenaille entre la vocation technique du bâtiment et son caractère cérémoniel. Afin de surmonter cet antagonisme, nous avons conçu le bâtiment à la manière d’une grande table inclinée dont la toiture – une nature morte aménagée avec l’artiste Richard Venlet – constitue le signal architectural de sa vocation publique particulière.
Le Bureau Bas Smets a dessiné le paysage dans lequel est installée la grande toiture : composition savamment orchestrée d’éléments paysagers disposés le long des polders du littoral de la ville d’Ostende. Le toit lui-même est ponctué de verrières et de formes abstraites qui répondent à la fois à des exigences techniques et symboliques. En dessous se déploie une diversité de fonctions publiques, administratives et techniques au sein d’un bâtiment de plain-pied qui s’organise en bandes parallèles de différentes largeurs composées de salles d’accueil, d’attente et de cérémonie (en position centrale), alternant avec de petites bandes dédiées aux fonctions auxiliaires et à la circulation. L’incinération a quant à elle lieu sous le point le plus élevé du bâtiment. Une double façade associant verre et panneaux métalliques ajourés permet aux espaces intérieurs d’entretenir une relation indirecte avec le paysage environnant, participant ainsi à créer une ambiance apaisée et feutrée dans les salles de cérémonie. Le pivotement entre les bandes programmatiques et le plan du toit ménage un ensemble continu d’espaces triangulaires de hauteur variable qui jouent le rôle de galerie couverte autour du bâtiment. »
Richard Venlet, artiste, et OFFICE Kersten Geers David Van Severen, architectes

Informations

Discussion jeudi 12 mai 2022 à 19h au Pavillon de l’Arsenal
Organisée
 en partenariat avec Caryatide, plateforme de réflexion sur l’architecture, l’art et le design dirigée par Claudia Mion, entourée de Simon Campedel, Antoine Stevenot et Thibault Lambert
Entrée libre dans la limite des places disponibles

Mai
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Pas de vacances pour la médecine de ville – Conférence au Pavillon de l’Arsenal @ Pavillon de l'Arsenal
Mai 20 @ 09:30 – 11:30
Pas de vacances pour la médecine de ville - Conférence au Pavillon de l'Arsenal @ Pavillon de l'Arsenal

Pas de vacances pour la médecine de ville

Comment endiguer les déserts médicaux métropolitains existants et ceux qui émergent ? Quelles sont les attentes des soignants urbains ? Où implanter les nouveaux lieux de médecine de ville ? Quelles architectures pour ces nouveaux lieux du soin ?

Arnaud Dambrine et Emmanuel de France, Oglo architectes
Vendredi 20 mai de 9h30 à 11h30

Pas de vacances pour la médecine de ville

La sous-densité médicale dans le nord-est de la capitale et dans la majorité des communes de la Petite Couronne se conjugue aujourd’hui avec une perte de praticiens dans le centre et l’ouest de la métropole. Ici car les soignants ne trouvent pas les conditions pour s’implanter, là car ceux qui exerçaient arrêtent sans parvenir à transmettre le modèle de leur pratique individuelle souvent hébergée dans des architectures domestiques. Tant les lieux qui abritent les pratiques médicales d’hier que les programmes, rarement envisagés, dans les opérations nouvelles ne semblent répondre à la nécessaire accessibilité et fonctionnalité des locaux qu’aux attentes collaboratives et aux capacités économiques d’une nouvelle génération de professionnels de santé.
L’étude Pas de vacances pour la médecine de ville, portée par les architectes de l’agence Oglo, souhaite démontrer le potentiel d’autre lieux d’exercice. Enrichie par des témoignages de praticiens, de regards internationaux et d’un retour historique, elle démontre la nécessité de reconstruire un réseau de santé du quotidien fondée sur des projets d’architectures adaptées. Les lieux envisagés se définissent dans l’intervalle entre la médecine libérale et les pratiques hospitalières. La variété des appellations – cabinet médical, pôle santé, centre de santé, maison de santé pluridisciplinaire – révèle que le programme n’est pas encore tout à fait fixé mais offre un potentiel dont il faut aujourd’hui trouver la forme.
C’est tout l’enjeu de cette étude que d’essayer de définir ce modèle novateur, hybride, et mixte. Conçu pour répondre aux besoins de tous les jours comme aux périodes de crise sanitaire, des programmes de santé d’un nouveau genre s’affirmeraient comme un élément clé de la ville résiliente.