Chapelle International sort de terre

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La Chapelle International lots A B et C
Chapelle International : lots A, B et C. Crédit : Linkcity - Ignacio Prego - Arte Charpentier - Metra Associes - Paris
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Avec la livraison dernièrement de trois nouveaux lots, le quartier du nord francilien aménagé par la SNCF est en train de prendre forme. Bientôt, 3 000 personnes y vivront et 3 000 personnes y travailleront.

Le quartier Chapelle International se concrétise peu à peu. À la pointe nord du projet d’aménagement, le long du boulevard Ney (Paris 18e), trois nouveaux immeubles ont été finalisés : les lots A, B et C, tous aux mains du promoteur immobilier Linkcity, filiale de Bouygues Construction. Livrés à l’inverse du sens alphabétique.

Bureaux, studios pour chercheurs

Le C, autrement baptisé KARA et dont Linkcity a remis les clés le 27 juillet, est dévolu au tertiaire sur 14 000 m2 et a été conçu par Métra + Associés Architectes. Il est détenu par des fonds gérés par Blackstone, fonds d’investissement américain pesant 4 milliards de dollars qui fut cité dans les Paradise Papers pour ses pratiques d’optimisation fiscale.

Le B a été achevé le 31 août. Signé Ignacio Prego Architectures, l’immeuble concentre 73 logements locatifs sociaux gérés par ICF Habitat La Sablière ainsi que 241 studios pour étudiants et jeunes chercheurs gérés par la RIVP. Avec sa couleur bronze, il se veut un signal à l’entrée nord du quartier.

Enfin, le lot A, dénommé TRIBECA, a été livré le 11 septembre. À l’angle du boulevard Ney et du faisceau ferroviaire de la gare du Nord, il est signé Arte Charpentier Architectes. TRIBECA est occupé par 21 000 m2 de bureaux. Détenu lui aussi par Blackstone. En rez-de-chaussée, il accueille un gymnase de 1 100 m2 réalisé pour la Ville de Paris.

Logistique et logements

En trois ans, ce sont ainsi huit lots qui ont été livrés : l’hôtel logistique, en 2017, puis les lots D, E, F, G et enfin ces lots A, B et C.

Donnant le long de la voie ferrée, l’hôtel logistique comprend, sur 45 000 m2, un terminal urbain ferroviaire pour le transport de marchandises, un espace urbain de distribution de messagerie, une pépinière d’entreprises, une école de formation à la logistique, 7 000 m2 d’agriculture urbaine et 3 000 m2 de terrains de sport aménagés en toiture. Sur 4 410 m2, le lot D est occupé par une école et une crèche. Le lot E comprend 237 logements en accession et 400 m2 de commerces, le lot F 250 logements sociaux et le lot G 40 logements sociaux et 65 logements à loyer maîtrisé.

Restent à livrer : en 2021, le lot H et ses 11 000 m2 de logements libres ; en 2023, à la pointe sud du quartier, le lot I, un immeuble en bois de 37 m de haut comprenant 70 logements (45 % de logements sociaux) et un équipement culturel dédié aux pratiques artistiques.

Bureaux, SOHO et data center

Rappelons que Chapelle International est un quartier bâti sur une ancienne friche ferroviaire et aménagé par Espaces Ferroviaires, filiale de SNCF Immobilier. Sur 7 hectares, il devrait accueillir en 2024 3 000 salariés et 3 000 habitants, et offrira 35 000 m2 de bureaux, plus de 1 000 logements, 22 000 m2 d’espaces publics dont 1,1 ha d’espaces verts, 6 000 m2 d’équipements publics et 8 000 m2 de SOHO (Small Office Home Office) à destination des indépendants et des micro-entreprises.

Au sous-sol de l’hôtel logistique, souhaitant reprendre le contrôle de ses données qu’elle externalisait auparavant, la Ville de Paris a installé son propre data center. Depuis mai 2019, celui-ci occupe 760 m2 au sein desquels sont répartis 300 serveurs physiques et 3 500 serveurs virtuels. La capacité de stockage s’élève actuellement à 2,5 pétaoctets, et devrait augmenter au fil du temps. Par ailleurs, comme d’autres data centers, celui-ci verra sa chaleur récupérée pour alimenter en partie le quartier Chapelle International.