Éternels bistrots de Paris

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VINTAGE FRIDAY. Les bistrots sont liés à l’histoire de la capitale. D’ailleurs le mot bistro serait né en 1814 sur la butte Montmartre chez la mère Catherine où des cosaques pressés d’être servis auraient crié « bistro » à la patronne, ce qui dans leur langage signifie « vite ». Histoire qui ne serait qu’une légende puisque de nombreux linguistes se disputent pour savoir si le mot « bistrot » vient du provençal « bistroquet » ou du poitevin « bistraud »!

On retrouve dans ce reportage ces cafés d’autrefois si bien décrits dans la chanson de Georges Brassens qui rendait hommage aux habitués « la fine fleur de la Populace, Tous les marmiteux, Les calamiteux, De la place ». Nous sommes dans les années 60 et de nombreux établissements ont déjà disparu. Les devantures des cafés d’aujourd’hui nous rappellent l’origine de leurs propriétaires montés de l’Aveyron et de la Lozère. Nous découvrons aussi des vestiges ou gravures de ceux d’autrefois issus du fonds du musée Carnavalet. Le commentaire du journaliste est ponctué par des lectures d’extraits d’œuvres évoquant l’atmosphère mystérieuse de certains bouges ou joyeuse et dansante dans les bastringues. S’ensuit un bref historique du Procope, ouvert au XVIIème siècle, café littéraire décoré comme un salon, premier d’une série d’établissements semblables qu’on verra apparaitre au début du XXème siècle dans les quartiers de Saint Germain puis de Montparnasse. Partons à la découverte de ces lieux qui parfois, comme le chante Georges Brassens « Dans un coin pourri Du pauvre Paris, Sur une place, Une espèce de fée, D’un vieux bouge, a fait Un palace! »

Les enfants de Procope | ORTF | 28/06/1969 Images d’archive INA Institut National de l’Audiovisuel http://www.ina.fr