Hermitage Plaza : quand ça veut pas…

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Crédit : Foster+Partners
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Ce 3 décembre, le Conseil d’administration de Paris La Défense a annoncé avoir décidé à l’unanimité de ne pas approuver le projet de promesse de vente pour la réalisation du projet Hermitage Plaza. Ce qui pourrait clore définitivement le dossier.

Pour voir des (fausses) tours jumelles à Paris, il vaut mieux aller dans le 13e arrondissement, celles d’Emin Iskenderov ont vraiment du plomb dans l’aile.

Absences de garanties

Pourtant, au printemps dernier, à l’issue d’une longue séquence de brouille entre le promoteur russe et l’Établissement public Paris La Défense, un protocole transactionnel avait été signé entre les deux parties sous l’égide d’un médiateur désigné par le tribunal judiciaire de Nanterre. Ce protocole redéfinissait leurs obligations, notamment « les conditions de cession par Paris La Défense des biens et volumes nécessaires à la réalisation du projet » et « arrêtait au 31 décembre 2021 la date avant laquelle les promesses de vente devaient être signées ».

Las, le Conseil d’administration de Paris La Défense s’est réuni le 28 décembre et « a décidé à l’unanimité que la situation ne permettait pas de conclure de promesses de vente avec la société Hermitage dans des conditions acceptables pour l’établissement public, eu égard notamment à l’absence de garanties financières et techniques fournies par le porteur de projet ».

Des Damiers vidés… pour rien

Depuis son avènement en 2007, Hermitage Plaza, projet de deux tours d’une hauteur de 307 mètres, a fait l’objet de multiples procédures judiciaires, notamment en ce qui concerne le groupe d’immeubles de logements Les Damiers, dont les tours devaient prendre la place. Au mois de novembre 2021, le patron d’Hermitage, Emin Iskenderov, recevait pourtant une bonne nouvelle : la dernière famille du Damier Anjou était sommée, par la Cour d’appel de Versailles, de quitter les lieux. Il ne restait donc plus d’obstacle à Iskenderov pour raser les Damiers, si ce n’est une cinquantaine de millions d’euros à verser au propriétaire des immeubles, RATP Habitat, d’ici juillet 2022. Entretemps, Paris La Défense aura donc plié l’affaire. Il faut dire que le financement de 3 milliards d’euros d’Hermitage Plaza, qui devait intégrer des résidences de luxe, un complexe hôtelier, des bureaux et des commerces, est toujours resté flou, pour ne pas dire opaque.

Voici donc trois immeubles de logements (Damiers Infra, Anjou et Bretagne) vidés et un projet à l’eau.

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