Immobilier : le Grand Paris Express continue de faire grimper les prix

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Visuel de la future gare Saint-Denis Pleyel du Grand Paris Express
Gare Saint-Denis Pleyel. Crédit : Société du Grand Paris / Agence Kengo Kuma & Associates
A vélo dans le grand paris
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La plateforme Meilleurs Agents, qui suit l’évolution des prix de l’immobilier des quartiers de gare du Grand Paris Express, note un léger fléchissement au sein d’une hausse généralisée qui se confirme.

Une analyse du marché immobilier francilien réalisée par la plateforme Meilleurs Agents vient confirmer la hausse des prix dans les quartiers de gare du nouveau super métro. Entre juillet 2020 et juillet 2021, celle-ci s’établit à +2,8 % en moyenne. Toutefois, la dynamique haussière semble marquer le pas. Meilleurs Agents note ainsi que les prix autour de la ligne 14, récemment prolongée jusqu’à Mairie de Saint-Ouen, n’ont augmenté « que » de +1,8 % sur la période contre +4,8 % entre janvier 2020 et janvier 2021.

Pleyel s’envole

Selon Meilleurs Agents, ce fléchissement n’est pas à mettre sur le compte des dérapages de planning du Grand Paris Express (GPE), mais plutôt du ralentissement général observé dans la métropole parisienne. D’ailleurs, selon Thomas Lefebvre, directeur scientifique de la plateforme, l’augmentation de +2,8 % constitue « une belle évolution comparé aux prix parisiens qui ont baissé de -1,8 % sur la même période ». Alors qu’une certaine désaffection s’observe sur le marché de la capitale, les quartiers métropolitains desservis par le Grand Paris Express ont donc la cote. Il faut dire que pour beaucoup d’entre eux, les prix de l’immobilier étaient il y a encore peu beaucoup plus abordables.

L’un des meilleurs exemples est le quartier Pleyel à Saint-Denis où le prix du mètre carré avoisinait les 3 600 euros il y a cinq ans. Il se situe aujourd’hui à 5 318 euros. Soit +49,2 % en cinq ans. Sur la dernière année, le quartier de gare Saint-Denis Pleyel a ainsi connu une augmentation de +11,1 %, tant il est vu comme le futur grand hub du Nord parisien, à la croisée des lignes 14, 15, 16 et 17, et aux premières loges pour les Jeux olympiques 2024. Reste à savoir s’il est si agréable de vivre au sein d’un hub…

Disparités linéaires

Côté lignes du GPE, on constate de fortes variations de l’une à l’autre. La ligne 15, dont le chantier est le plus avancé, connaît les plus fortes augmentations de prix, qu’il s’agisse des gares Suresnes Mont-Valérien (7,2 %), Rosny Bois-Perrier (6,9 %) ou encore Villejuif Louis Aragon (6,3 %). De Pont de Sèvres à Saint-Denis, les quartiers du Nord-ouest parisien ont enregistré une augmentation moyenne de +32,4 % au cours des cinq années écoulées. Les augmentations sont beaucoup moins spectaculaires sur les lignes 17 et 18 où Le Bourget Aéroport (L17) n’augmente « que » de +21,6 % en cinq ans et Massy-Palaiseau de +15,3 %. La courbe est même descendante pour plusieurs quartiers de gare de la ligne 16 lors de la dernière année : – 3,7 % pour Le Blanc-Mesnil et -1 % pour Noisy-Champs.