L’Agora : dernière touche à la rénovation de l’École vétérinaire

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Agora Ecole vétérinaire
Crédit : Art&Build
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VIDEO. Implantée depuis 1766 au cœur de Maisons-Alfort (94), l’EnvA vient à bout d’un long chantier de réaménagement de son site de 12 hectares avec l’édification de l’Agora, son futur centre névralgique.

L’École nationale vétérinaire d’Alfort (EnvA) poursuit et termine le vaste réaménagement de son site historique d’Alfortville, engagé depuis une vingtaine d’années. D’abord par la construction d’une nouvelle cité universitaire (1999) puis par la rénovation complète du musée Fragonard (2008) et la construction d’un hôpital vétérinaire des animaux de compagnie (2009).

Le CPER pour sortir de terre

En 2014, le Contrat de plan État-Région (CPER) permettait de donner un nouveau souffle à la réhabilitation de bâtiments devenus vétustes.

L’Agence nationale de sécurité de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) y a ainsi installé son siège en novembre 2014. En attendant celui de l’Office national des forêts (ONF) pour 2021. Le CPER a aussi permis la rénovation, en 2019, du bâtiment Henri Bouley qui accueille le département d’élevage et de pathologie des équidés et carnivores. La même année est sorti de terre le bâtiment Edmond Nocard comprenant un hôpital des animaux de ferme, un hôpital de la faune sauvage et le département des productions animales et de la santé publique. Puis, en 2020, le bâtiment Auguste Chauveau pour la recherche en physiopathologie musculaire et locomotrice.

Sauvegarde de l’identité

Dernière pierre à l’édifice, l’Agora doit devenir le centre névralgique de l’établissement, à la fois lieu de vie, d’enseignement, d’échanges et d’organisation des études. Construit sur l’emprise et les fondations du bâtiment Abel Brion de 1928, il a été pensé en bois, mais son projet doit intégrer certaines exigences. D’abord, le sol, protégé au titre des monuments historiques, a impliqué une étude spécifique des permis de démolir et de construire, avec une étude préalable de six mois instruite dans ce cadre. Surtout, l’étude du projet par les Architectes des Bâtiments de France a conduit à imposer la sauvegarder de la façade Art Déco originale, élément identitaire de l’EnvA.

Pour la « communauté alfortienne »

Sur trois étages (sous-sol, rez-de-chaussée, étage), la future structure est destinée à l’accueil des différentes branches qui constituent la « communauté alfortienne » : les étudiants en formation initiale, les équipes pédagogiques, les professionnels en formation et les équipes administratives. L’Agora regroupera ainsi sept salles de cours modulables, des espaces de travail en groupe, trois amphithéâtres, mais aussi des salles de réunion, des zones d’archivages, des espaces de convivialité et des bulles permettant de s’isoler. Les installations seront également pensées afin de répondre à des modes d’organisation modernes, notamment le télétravail. Le coût total du marché est estimé à 14,7 millions d’euros HT, dont 1,25 million d’euros pour le travail de conception, 13,3 millions pour la construction et le reste alloué à la maintenance. Commencés fin 2020, les travaux du bâtiment, qui s’élèvera sur trois niveaux, sont prévus pour 14 mois. Et une livraison prévue au premier trimestre 2022.

Repères
Mandataire du groupement : Spie Batignolles Créatis
Architecte : Art&Build
Bureau d’études acoustiques : ITAC
Bureau d’études structure/fluide : CET
Structure bois : Barthes
Coût du marché : 14,7 millions d’euros HT
Livraison : début 2022