Le Grand Paris et la Chambre d’agriculture renforcent leurs liens

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Avec la signature d’une convention-cadre avec la Chambre d’agriculture francilienne, la Métropole du Grand Paris cherche à soutenir la filière agricole métropolitaine dans une forme d’urgence.

La Métropole du Grand Paris et la Chambre d’agriculture de Région Île-de-France ont signé, ce 30 mars, une convention-cadre de stratégie partagée sur l’agriculture métropolitaine.

Toutes deux s’engagent ainsi en faveur de :

– la préservation de la ressource en eau et la gestion qualitative et quantitative comprenant le volet inondation dans le cadre de la compétence GEMAPI (Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations) ;
–  la valorisation des produits locaux via la recherche de nouveaux débouchés aux produits agricoles ;
– l’approvisionnement en restauration collective et le développement d’équipements de transformation agricole et agroalimentaire ;
– l’aménagement (planification urbaine, politique foncière, entretien et gestion de l’espace, paysage …) ;
– le soutien aux projets agriurbains économiquement viables et socialement vivables via la mise en place de partenariats avec les territoires périurbains et ruraux ;
– l’accompagnement des projets d’installation ;
– le soutien à la structuration et à la diversification des filières alimentaires et non alimentaires.

Du pain sur la planche

En se rapprochant de la Chambre régionale d’agriculture, la Métropole du Grand Paris cherche à atteindre ses objectifs en la matière. Son Plan climat air énergie métropolitain (PCAEM), adopté en novembre 2018, a en effet pour ambition le développement de 3 000 hectares de surfaces agricoles supplémentaires à l’horizon 2030, mais aussi le développement des circuits courts alimentaires et la valorisation locale des déchets organiques. Il y a du pain sur la planche…

Les surfaces agricoles représentent 2 % du territoire métropolitain, contre 48 % pour l’Île-de-France. Sur son site, la Chambre régionale ne manque d’ailleurs pas de rappeler que « 100 000 hectares de terres fertiles ont disparu en l’espace de 50 ans au profit de l’expansion parisienne ». Entre 2000 et 2010, la région a perdu 18 % de ses agriculteurs. Et tandis qu’elle représente le premier bassin national de consommation alimentaire, elle transforme très peu ce qu’elle produit.