Paris boucle ses États généraux du stationnement

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Etats généraux du stationnement Paris
Crédit : Deboard Lesage/Ville de Paris
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À partir d’une consultation citoyenne lancée en octobre 2020, la Ville de Paris s’est engagée dans une vaste concertation visant à libérer ses espaces publics de la place accordée à la voiture.

Au mois d’octobre, la Ville de Paris avait lancé une large consultation citoyenne en ligne sur la place accordée au stationnement en surface des voitures, avec dans l’idée de libérer 60 hectares dans la capitale. S’en sont suivis une conférence citoyenne au mois de janvier ainsi que l’organisation d’ateliers thématiques, de novembre à février, ouverts aux associations et aux professionnels.

La consultation

Plus de 16 000 Parisiens et Parisiennes ont participé à la consultation numérique ; 58,4 % d’entre eux se prononçant en faveur d’une réduction des places de stationnement. Débitumer l’espace public, réduire les nuisances quotidiennes et équiper les rues d’aménagements pour d’autres usages que le parking forment les principaux vœux des Parisiens qui, en ce qui concernent les aménagements, réclament en priorité : des composteurs, des espaces sécurisés pour les vélos et du mobilier urbain de détente. Les mobilités douces sont au cœur de leurs préoccupations avec des demandes de sécurisation et d’élargissement des trottoirs pour les piétons et de développement du réseau pour les cyclistes.

La conférence

Les 23 citoyens volontaires de la conférence ont, de leur côté, émis plusieurs recommandations. L’incitation au parking souterrain d’abord, en réduisant la différence de tarif entre la voirie et le sous-sol, en supprimant des places en surface aux abords des parkings souterrains et en rénovant ces parkings de manière à en transformer l’image anxiogène. Ils souhaitent aussi la multiplication des parkings relais gratuits aux portes de la capitale, inciter les copropriétés à aménager des espaces de stationnements vélos, rendre payant le stationnement des deux-roues motorisés et surtout que la place libérée par le stationnement soit mise à profit des piétons.

Les ateliers

Enfin, les ateliers se sont concentrés sur cinq thématiques. L’accessibilité pour les personnes en situation de handicap fait figure de sujet transversal. Experts et associations demandent qu’elle soit au centre « des réflexions de réaménagement de l’espace public ». En outre, les professionnels recommandent que : 
– la voirie soit repensée en vue d’améliorer la logistique urbaine,
– le stationnement en sous-sol (dont le potentiel est 5 fois supérieur à la voirie) soit optimisé,
– les mobilités partagées soient encouragées,
– la végétalisation de l’espace public soit développée de manière globale (techniques de plantation, choix des essences, entretien).

Conclusion

De ces « États généraux du stationnement », la mairie de Paris a dégagé six axes d’évolution pour ses espaces publics.
1/ Revisiter le cadre et les modalités de la livraison urbaine et du stationnement professionnel
2/ Rendre les mobilités douces et partagées plus accessibles
3/ Réorienter le stationnement résidentiel en sous-sol et sanctuariser la surface pour les autres modes
4/ Créer une application d’information digitalisée et centralisée
5/ Mettre en œuvre un véritable « code de la rue » parisienne
6/ Mener une démarche de végétalisation cohérente, pragmatique, et pensée à l’échelle micro-locale

Les détails de ces axes d’évolution ici :