Retour de la voiture à La Défense

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L’Établissement public Paris La Défense a interrogé les salariés du quartier d’affaires sur leur mode de déplacement. La crise sanitaire les a fortement impactés.

23 % des salariés de La Défense y viennent en voiture, contre 16 % avant la crise sanitaire. C’est ce qui ressort d’une étude menée par l’Établissement public Paris La Défense en coopération avec l’IÉSEG Conseil, la junior entreprise de l’IÉSEG School of management, elle-même implantée à La Défense.

Les transports publics transportent moins

Paris La Défense a interrogé 5 500 salariés en décembre 2020, soit au moment du deuxième confinement, révélant une évolution sensible des modes de déplacement. Globalement, 1 salarié sur 10 a modifié ses habitudes, délaissant les transports publics pour préférer la mobilité individuelle. Le RER perd ainsi 5 points (de 47 % à 42 %), le métro, 4 points (de 44 % à 40 %), la ligne L du Transilien, 1 point (de 12 % à 11 %) et le tramway, 1 point aussi (de 6 % à 5 %). Paradoxe : « 85 % des salariés interrogés se sentent en sécurité face au risque sanitaire dans les transports collectifs empruntés », nous dit Paris La Défense.

La crise sanitaire change tout

Pourtant, ils tendent à y substituer la marche à pied (de 16 % à 18 %), le vélo (de 8 % à 13 %) et surtout la voiture (de 16 % à 23 %). Et c’est le fait majeur de la crise sanitaire qui les a incités à opérer un changement : pour 67 % des salariés. Pour 28 % d’entre eux, les aménagements cyclables (celui du pont de Neuilly, essentiellement) ont été déterminants. Et 25 % évoquent une prise de conscience environnementale.

Pour Paris La Défense, le recours à la voiture est conjoncturel. L’Établissement public en veut pour preuve le souhait de 20 % des salariés interrogés d’avoir davantage d’infrastructures favorisant le vélo ou la trottinette. Et 35 % aimeraient que l’offre de transport public soit améliorée. La ligne E (Eole) du RER pourrait y contribuer.