Signature du contrat Eau, Trame Verte & Bleue, Climat

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A vélo dans le grand paris
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Sur une vaste portion très urbanisée de la vallée de la Seine, près de 50 acteurs publics se regroupent autour des enjeux liés au fleuve en paraphant un contrat à 200 millions d’euros.

Le 2 juillet, 48 acteurs locaux ont signé le contrat Eau, Trame Verte & Bleue, Climat 2020 2024 Plaines et coteaux de la Seine centrale urbaine, engageant toutes les parties prenantes sur les enjeux eau, biodiversité et climat sur leur territoire durant 5 ans.

Quelles ambitions ?

Initié en 2019, le projet environnemental est d’envergure. D’abord par son périmètre. Il concerne le bassin versant des Plaines et coteaux de la Seine centrale urbaine, autrement dit l’ensemble fluvial délimité en amont par la confluence de la Seine et de la Marne et en aval par celle de la Seine et de l’Oise. Cela constitue la partie la plus urbanisée de la vallée de la Seine, regroupant 5 départements franciliens, 82 communes et 4 millions d’habitants sur un périmètre de 520 km2.

Côté signataires, outre l’agence de l’eau Seine-Normandie, le Conseil régional d’Île-de-France et la Métropole du Grand Paris – partenaires financiers du contrat -, on dénombre pas moins de 44 autres établissements publics (communes, intercommunalités, départements, aménageurs et syndicats) ainsi qu’une association, Espaces, en charge d’accompagner toutes ces structures et d’animer leurs actions. Celles-ci s’établissent autour de quatre enjeux qui vont mobiliser près de 200 millions d’euros :

  • la gestion des eaux de pluie et la lutte contre les îlots de chaleur (99 millions d’euros) ;
  • la restauration du milieu naturel (41 millions d’euros) ;
  • la protection de la ressource et la gestion des eaux usées (55 millions d’euros) ;
  • la sensibilisation et l’éducation à l’environnement (3 millions d’euros).

Quelles actions concrètes ?

Le contrat Eau, Trame Verte & Bleue, Climat 2020 2024 qui vient d’être signé fait suite au contrat de bassin 2014-2018. Sur les 360 projets alors inscrits, 227 étaient engagés ou clôturés à la fin du contrat, soit 63% des projets, parmi lesquels :
– la restauration de 2,1 ha de zones humides ;
– la restauration de plus de 6 km de berges ;
– la réhabilitation de plus de 102 km de réseaux d’assainissement ;
– le passage au zéro phyto pour 15 signataires ;
– la mise en place de 6 zonages pluviaux ;
– la désimperméabilisation et déconnexion de 13 ha.

Pour ce nouveau contrat, les objectifs sont tout aussi ambitieux. Deux domaines d’actions ont été identifiés comme prioritaires. La gestion à la source des eaux pluviales doit concourir à désimperméabiliser 80 hectares. Pour exemples : 4,5 hectares de cours d’école désimperméabilisées ou 6 hectares de trottoirs végétalisés.  La restauration des milieux naturels doit permettre de créer de nouveaux espaces verts et de rouvrir des rivières urbaines. Six rivières sont déjà ainsi été étudiées et près de 5 km de berges de Seine doivent êtres restaurés.

Naissance d’une gouvernance de l’eau
En 2011, à la suite de l’identification d’opportunités pour la création d’une instance de gouvernance de l’eau sur le territoire Plaines et coteaux de la Seine centrale urbaine, l’association Espaces a initié la mise en œuvre d’une Charte de l’eau associée à un outil opérationnel, le Contrat de bassin. Appuyée par les collectivités et services de l’État, cette double démarche avait pour objectif d’une part, la sensibilisation des acteurs du territoire aux bonnes pratiques en matière de gestion de l’eau et d’autre part, de mettre en place des programmes d’actions pluriannuels opérationnels. En 2014, un premier contrat de bassin avait réuni 42 signataires et s’était clôturé en 2018 donnant lieu, en février 2019, à des réunions de bilan qui avaient abouti à l’élaboration d’un nouveau contrat avec de nouveaux enjeux et de nouvelles modalités d’intervention définies pour les partenaires.